samedi 3 janvier 2009

R.I.P.

Je commence à en avoir marre d'annoncer le décès de mes idoles...
Après celui d'Eartha KITT, le 25 décembre 2008 (merci à Yagg, l'un des rares sites gays français à lui avoir consacré un article, avec Matooblog), voici que mon ami Yrreiht m'apprend la disparition d'Edmund PURDOM, le 1er janvier, à l'âge de 84 ans.



Vedette du péplum américain dans les années 50 (The Egyptian de Michael CURTIZ - 1954, Le Fils prodigue de Richard THORPE - 1955), il devint ensuite une star du western européen et de l'horreur ritale (il fut le curé chasseur de serial-killer du mémorable Horrible de Joe d'AMATO - 1981, et le redoutable Sadique à la tronçonneuse de Juan PIQUER SIMON - 1983). Une carrière typiquement queer, qui le conduisit des sunlights hollywoodiens aux sombres abysses de la série Z crapoteuse, où il promena avec une dignité constante son élégante silhouette un rien désabusée.
On lira avec intérêt l'article que lui consacra le site Nanarland -- qui est d'ailleurs le premier en France à avoir signalé son décès.
C'est très peu dire que sa disparition me touche, moi qui l'admire depuis nombre d'années...


6 commentaires:

Damien a dit…

L'hiver est une saison fatale pour les vieilles branches.

Clamser à 84 ans, ça n'a en soi rien d'attristant; en revanche que le décès d'un acteur de la trempe d'Edmund Purdom soit passé quasi inaperçu ravive ma "vieille" colère à l'égard des médias. C'est à croire que quand on ne peut plus faire larmoyer la "méménagère" de moins de 50 ans, on n'a même plus droit à une nécro digne de ce nom aux actus nationales. Bref, passons...

Dans la rubrique "saluons nos idoles décédées", puisqu'on est en plein dedans, j'ai également appris cette semaine la mort de Robert Mulligan, réalisateur - entre autres chef-d'œuvres - de "L'Autre" (The Other), que je considère comme l'un des plus grands films fantastiques de ces trente dernières années... Chaque malheur ayant son revers positif, j'espérais naïvement que nous aurions droit à une redif, mais même pas. Allez grosses bises à tout le monde et bonne année 2009, même à ceux qui sont morts!

bbjane a dit…

Ah, non !... Pas encore un !...
C'est ensemble, cher Damien, que nous avons découvert "L'Autre", un soir d'hiver, à Paris. Etait-ce à cette occasion que nous faillîmes étrangler un ami qui, à nos côtés, grignotait des galettes en faisant un raffut du Diable ?...
"Si un jour je ne peux plus tourner, déclara Mulligan dans une interview, je ne sais pas ce que je ferai ; j'en mourrai. Je lutterai mais j'en mourrai."
Son dernier -- très beau -- film, "The Man in the moon", remonte à 1991...

yrreiht zetlub a dit…

Désolé de devoir ajouter un nom à la liste nécro du moment, mais je viens d'apprendre le décès d'une légende d'Hollywood, VAN JOHNSON, qui est décédé ce 12 Décembre 2008 à 92 ans dans un institut pour vieux acteurs...
Le moins militariste des acteurs de films de guerre (il fût en effet bien heureusement réformé) avait été inquiété un moment à cause de rumeurs sur sa séxualité (merci aux vieilles harpies hedda hopper et louella parsons, elles ne méritent même pas d'avoir leurs noms en majuscules)eût également une fin de carrière bisseuse et fantastique (voir "crimes au cimetière étrusque" et "killer crocodile", par exemple).

Rendez lui un hommage mérité en revoyant "BRIGADOON", entre autres, vous ne serez pas déçus de l'artiste qui était aussi grand danseur et bon chanteur...

RIP, VAN...

YRREIHT ZETLUB

Damien a dit…

Hé oui chère BBJane, c'est ensemble que nous avons découvert "L'Autre"! Je me souviens très bien de l'affreux bruit de grignotage qui gâcha le début du film. Par chance, tous les paquets de galettes ont une fin, et une fois celle-ci atteinte - fort heureusement, bien avant celle du film! - nous avons pu profiter pleinement du chef d'œuvre de Robert Mulligan.

Sinon j'ignorais que "The Man in the Moon", qui a, je crois, été traduit en français par "Un été en Louisiane", était son dernier film. C'est assez effroyable de penser qu'un réalisateur de sa trempe n'avait plus tourné depuis 1991. En même temps, si je m'en réfère à la citation de son interview, il a tout de même mis 17 ans à mourir après avoir été privé de caméra, comme quoi il faut se méfier des formules choc qu'on assène aux journalistes ;o)

Désolé aussi d'apprendre le décès de Van Johnson par le message de Celui-dont-je-n'arrive-jamais-à-écrire-le-Nom (yrreiht zetlub). Je n'ai pas vu beaucoup de ses films, mais je me souviens avec émerveillement d'un petit chef d'œuvre d'espionnage intitulé "23 Paces to Baker Street" (traduit en français par "A 23 pas du mystère"). Van Johnson y campait un personnage d'écrivain aveugle à l'ouïe surdéveloppée qui captait une discussion secrète - forcément - entre deux espions et se retrouvait pris dans l'engrenage d'une incroyable machination. Beaucoup de scènes se déroulaient dans un Londres mystérieux, enfumé par le brouillard, et l'intrigue, menée tambour battant, m'avait tenu en haleine pendant les 103 minutes du film. Est-ce que l'un de vous sait s'il est ressorti en DVD? Je me sens une soudaine envie de le revoir!

Benoît a dit…

Bonjour BBJane,

avant tout, merci pour vos visites sur mon blog et pour votre commentaire qui, bien qu'il n'approuve pas mon avis sur Annie Hall, reste élogieux envers moi. Ca fait plaisir de savoir qu'on est lu même si on ne le fait pas remarquer.
Je découvre quant à moi votre blog.
Pour revenir à Woody Allen et Annie Hall, je ne pense pas qu'il s'agit d'un problème de génération. J'ai un ami un an plus jeune que moi qui adore Allen et Annie Hall.
En fait, ce que je n'aime pas dans Annie Hall, comme je l'ai signalé, c'est que ça parle et ça gesticule beaucoup trop pour moi. C'est l'antithèse de ce que j'affectionne au cinéma. J'adore des longs moments de silence; où l'émotion passe à travers les émotions (silencieuses) du personnage, de longs moments de mise en scène où l'on filme le décor, etc.
Vous comprendrez donc pourquoi j'adore des cinéastes comme Andreï Tarkovski ou encore Terrence Malick.

En espérant vous relire bientôt

Amicalement, Benoît

PS: désolé pour le retard de la réponse.

bbjane a dit…

@ Benoît :

Il ne vous reste plus qu'à découvrir -- si ce n'est déjà fait -- l'univers de Jean-Marie STRAUB et de Danièle HUILLET... Pour ce qui est des looongues plages de silence, vous serez servi !...
Je suis également fan de TARKOVSKI et de MALICK. Du moins, pour ce dernier, de LA BALADE SAUVAGE, où le plaisir de la contemplation et celui de la narration conservaient un juste équilibre -- ce qui n'est pas forcément le cas des films suivants...
Merci de votre visite sur FEARS, et de votre commentaire...
Nul doute que nous nous relirons prochainement -- sur votre blog (qui figure, ici-même, sur la liste de mes "favoris" depuis un bon bout de temps, vous l'avez peut-être remarqué) ou sur le mien...
Amitiés de BB.